| Origine et Histoire Au lendemain de la Première Guerre Mondiales, la loi du 3 janvier 1924 institue, dans chaque département, une Chambre d'Agriculture élue au suffrage universel. En une dizaine d'années (1927 - 1940), les Chambres d'Agriculture démontrent leur utilité et leur vitalité. Leur organisation nationale spontanée est légalisée en 1935 par la reconnaissance d'une Assemblée Permanente des Présidents des Chambres d'Agriculture (APPCA). L'instauration, par la loi du 2 décembre 1940, de la Corporation Nationale Paysanne, met en sommeil les Chambres d'Agriculture. En 1949, le Conseil d'Etat conforte l'existence légale des Chambres d'Agriculture en annulant la loi de 1940. Les élections périodiques confirment l'attachement des électeurs à ces institutions et permettent le renouvellement de leurs membres. Quelques étapes à signaler : le décret du 11 mars 1959 sur la vulgarisation agricole, qui est à l'origine des Services d'Utilité Agricole de Développement (SUAD), conforté par un décret du 4 octobre 1966; la loi du 28 décembre 1966 sur l'élevage qui conduit à la création d'un établissement de l'élevage (EDE) dans chaque département. L'Assemblée Permanente des Présidents des Chambres d'Agriculture (APPCA) devient l'Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture (APCA). Toutes ces évolutions ont été conduites sous les présidences successives de Joseph Faure (1927 - 1940), de René Blondelle (1952 - 1971), de Pierre Collet (1971 - 1974), de Louis Perrin (1974 - 1989), e Pierre Cormorèche (1989 - 1995) et de Jean-François Hervieu (1995 - 2001). Actuellement, la présidence de l'APCA est assurée par Luc Guyau. |
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Rôle et importance 1 - La représentation des intérêts agricoles auprès des Pouvoirs Publics Grâce à leur composition, les Chambres d'Agriculture font valoir "l'intérêt commun agricole". Elles le font dans les commissions institutionnelles et les instances officielles qui délibèrent sur les grands enjeux, déterminent ou se prononcent sur l'évolution de l'économie agricole, des conditions de production : foncier, affaires sanitaires, enseignement, programmation économique, formation professionnelle, etc. Le pouvoir consultatif des Chambres d'Agriculture se matérialise ainsi à travers des rapports et des délibérations qui permettent aux Pouvoirs Publics, aux Parlementaires, aux Assemblées départementales et régionales (Conseil Général, Conseil Régional et aux élus locaux), aux Administrations, de prendre connaissance des avis des différents acteurs de a vie agricole et de les intégrer dans les décisions qui concernent l'agriculture et préparent l'avenir. L'idée d'instituer un système de représentation publique des agriculteurs à l'instar des Chambres de Commerce est née au milieu du XIXème siècle. Elle a été soutenue par des hommes aussi différents que M. de Lamartine et le Maréchal Bugeaud. De nombreux projets et propositions de loi ont tenté, sans succès, de faire passer cette conception dans la réalité. 2 - Préparer l'avenir : la coordination des projets et des actions Les Chambres d'Agriculture participent aussi à la réflexion et à la mise au point de programmes (formation, filières de production, équipement, recherche…) qui répondent aux nouvelles compétences des régions. 3 - Des prestations de qualité Dans chaque département, en moyenne 3 à 4000 agriculteurs bénéficient ainsi directement ou indirectement des services de la Chambre d'Agriculture. Leurs métiers s'exercent dans des champs de compétence qui assurent une forte cohérence entre leur rôle d'intervention et leur capacité de proposition en matière d'orientation agricole. Le réel service de proximité qu'ils proposent aux agriculteurs, à leurs groupements et aux entreprises en font des interlocuteurs disponibles et reconnus. |
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| • Vers un "conseil d'entreprise"
Prenant la mesure de la complexité des marchés et des technologies, leur action tant dans le domaine technique, économique ou juridique, s'oriente de plus en plus vers un "conseil d'entreprise". Elles proposent à l'agriculture une vision stratégique à moyen terme de son exploitation agricole. Ces activités de conseil intègrent les opportunités de diversification des activités et des services dans l'exploitation agricole. Elles s'efforcent de promouvoir de nouvelles pratiques plus respectueuses de l'environnement ainsi que des formes juridiques qui favorisent la pérennité des exploitations et leur transmission. • Renforcement du transfert technologique • Valeur ajoutée dans les pays Parce que le devenir de l'agriculture est lié au maintien d'une vie économique active dans le milieu rural, les Chambres d'Agriculture accompagnent les acteurs de projets dans leurs idées et leurs réalisations. Fortes de leur connaissance du terrain, du maillage local de leurs élus et de leurs conseillers, elles mobilisent des partenaires techniques, commerciaux et financiers pour créer des emplois et générer de la "valeur ajoutée dans les pays". • Promotion des produits de qualité Avec les producteurs et les industries agro-alimentaires, les Chambres d'Agriculture élaborent des politiques de qualité. Elles mettent en œuvre leur savoir-faire pour développer, avec la participation des professionnels de l'alimentation, la promotion des produits de terroir dans les salons et leur action s'étend à la grande distribution. Elle s'emploient à assurer des relations concrètes entre gastronomie, tourisme et produits régionaux qui valorisent l'activité agricole. |