L'Agritourisme désigne un tourisme local, voulu et maîtrisé par les gens du pays, un tourisme de rencontre et de partage, puisant ses arguments dans la richesse des terroirs et la convivialité des habitants.
L'Agritourisme se définit selon :
- Henri Grolleau (1993), « ... tourisme d’échelle locale, il est d’initiative et de gestion locales, il vise des retombées locales, il valorise les ressources naturelles, les paysages, les patrimoines et la culture locale »,
- Euroter (1992), «L'Agritourisme se définit dans l’économie globale du tourisme comme la valorisation touristique des espaces agrestes, des ressources naturelles, du patrimoine culturel, du bâti rural, des traditions villageoises, des produits du terroir, par des produits labellisés, illustratifs des identités régionales, couvrant les besoins des consommateurs en hébergement, restauration, activités de loisirs, animation et services divers, à des fins de développement local durable et de réponse adéquate aux besoins de loisirs dans la société moderne, dans une nouvelle solidarité sociale ville-campagne».
De fait, l'Agritourisme ou tourisme rural ou tourisme vert est souvent défini par la négative : il concerne tout le territoire national hormis le littoral (tourisme bleu), les villes (tourisme urbain) et la montagne (tourisme blanc). Mais cette définition pose plusieurs sortes de problèmes :
- un vacancier interrogé sur le lieu de ses vacances dira qu'il est allé «à la mer» même s'il a séjourné dans l'arrière pays du littoral, car il raisonne en terme de destination et non d'espace. Ses réponses peuvent alors selon les cas figurer dans les rubriques «littoral» ou «campagne» des statistiques.
- de la même façon, l'espace montagnard est, par définition, rural et le tourisme de montagne, s'il est blanc l'hiver, est vert l'été (sans parler de la moyenne montagne dans laquelle le tourisme peut-être vert également en hiver).
- un certain nombre de séjours touristiques visent à la découverte simultanée de plusieurs espaces : le littoral et son arrière pays, un ou plusieurs centres urbains et le milieu rural environnant.
La diversité des termes usités ne facilite pas, dès lors, l'analyse des données chiffrées : on parle selon le cas de tourisme rural (en milieu rural), de tourisme vert par opposition aux destinations mer, montagne et ville, de tourisme à la campagne ou d'agritourisme : ce terme restrictif désigne les activités d'accueil, d'hébergement, de restauration et de loisirs dont le siège est une exploitation agricole (on parle aussi d'agrotourisme).
D'autres expressions encore sont employées, celles-ci font davantage référence à des valeurs ou des pratiques qu'à des espaces ou des statuts :
- le tourisme de nature : cette notion englobe toutes les activités dont la pratique exige un cadre naturel ; d'autres situent le tourisme nature (ou de nature) dans un champ plus qualitatif, où le touriste n'est plus un consommateur d'espace, mais un acteur respectueux de l'espace qui l'accueille : on rejoint là la notion d'écotourisme qui s'est largement développée depuis quelques années ;
- le tourisme doux : le sens est proche de la deuxième acception du tourisme de nature. L'expression désigne un tourisme qui se démarque des formes artificielles et impersonnelles du tourisme de masse ;
- le tourisme intégré : se définit comme « explicitement lié aux structures économiques, sociales, culturelles, naturelles et humaines des localités dans lesquelles il prend place ». Le tourisme intégré est a priori une voie positive pour l'ensemble des territoires ruraux sensibles;
- Le tourisme durable : « s'intéresse à une forme de développement touristique qui respecte à long terme les ressources naturelles, culturelles et sociales, tout en répondant aux besoins locaux et en contribuant de manière positive et équitable au développement économique et à l'épanouissement des individus qui vivent, travaillent ou séjournent dans les territoires »
Visiteur, touriste et excursionniste Selon la définition utilisée par les organismes gouvernementaux en charge du tourisme, est considérée comme touriste « toute personne en déplacement hors de sa résidence habituelle pour une durée d'au moins une nuit et de quatre mois au plus, pour l'un des motifs suivants : agrément (vacances, week-end), santé (thermalisme, thalassothérapie, etc.), missions ou réunions de toutes sortes (congrès, séminaires, manifestations sportives, pèlerinage, etc.), déplacements professionnels, voyages d'affaires et voyages scolaires ».
• L'espace rural
L'espace rural et la campagne sont généralement définis par rapport à leur contraire, l'espace urbain.
Il en est de même pour l'Insee, dont la définition de l'espace à dominante rurale regroupe les communes non prises en compte par le zonage en aire urbaine.
Quatre catégories de communes se distinguent :
- les communes du rural sous faible influence urbaine : ensemble des communes rurales et des unités urbaines n'étant pas pôle rural et dont 20% ou plus des actifs résidants travaillent dans des aires urbaines,
- les pôles ruraux : unités urbaines ou communes rurales offrant 2 000 à 5 000 emplois et dont le nombre d'emplois est supérieur ou égal au nombre d'actifs résidants,
- les communes de la périphérie des pôles ruraux : ensemble des communes rurales et des unités urbaines n'étant ni pôle rural, ni sous faible influence urbaine et dont 20% ou plus des actifs résidants travaillent dans les pôles ruraux ,
- les communes du rural isolé : ni pôle rural, ni sous faible influence urbaine, ni en périphérie des pôles ruraux.